
Quand Jacques Maurin, viticulteur à Gevrey-Chambertin, embauche Camille Deschamps comme comptable pour la saison, il est loin de se douter que le passé va resurgir et déclencher des drames dans son domaine.
Un cadavre est découvert dans la grotte de captage de la source de la Jouvence. L’adjudant Bernard Di Nazzo, enquêteur à la brigade de recherches de la gendarmerie de Dijon et son coéquipier Barathon remontent patiemment les pistes qui les conduiront sur les traces du criminel.
Alors que les vendanges vont commencer, un nouveau crime jette la stupeur dans le domaine Maurin.
Devant moi, la plaine de Gevrey-Chambertin, des vignes à perte de vue …un océan vert, immobile, et le soleil sur les pierres sèches d’un muret…Je suis dans un petit vignoble en pente, bordé en haut par un bois de pins, et là-bas, sur la droite, une cabote attend. Elle est vide aujourd’hui mais je sais qu’elle cache des secrets. Si je m’en approche, elle me les délivrera.
C’est ici qu’est né mon premier polar, au milieu de ces pieds de vignes qui deviendront « Le clos perdu » cher au cœur de Dominique. Celui qui le conduira à la folie, pour vouloir honorer coûte que coûte la promesse faite à une morte.
C’est là, et pas ailleurs, que je viendrai de temps en temps prendre l’humeur du temps, surveiller les grappes qui gonflent et s’assombrissent et imaginer cette histoire.
La source de Jouvence…le nom à lui seul m’a séduite, je n’ai pu résister à aller la découvrir. La porte verte qui la protégeait m’a aussitôt fascinée. Je voulais voir ce qui se cachait derrière. Quand j’ai pu y pénétrer, les œufs d’araignées accrochés à la voûte m’ont effrayée, j’ai eu froid, très froid, un froid de mort ai-je pensé. . La source fraîche coulait dans l’obscurité en murmurant sa chanson cristalline… Le premier décor de mon polar s’est imposé à moi.
J’ai marché sur ce chemin de terre et de cailloux et j’ai entendu les chiens du refuge de Messigny et Vantoux, un peu plus bas. Charlie m’attendait et je ne le savais pas encore.
Je n’avais plus qu’à laisser se dérouler la pelote de cette histoire nichée dans ma tête. Elle s’est racontée à moi. Je n’ai fait que la transcrire….
Nicole Provence